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ALGERIE : Culture Algérienne: Littérature Algérienne
Posté par voyages pays le 12/1/2008 14:36:54 (578 lectures) Voyages du même auteur
ALGERIE

Culture Algérienne: Littérature Algérienne



À l'époque romaine comme plus tard à l'époque arabe, l'Algérie, fondue dans un ensemble plus vaste qu'elle, n'a pas de production littéraire spécifique. Si, au XIVe siècle, Ibn Khaldoun rédige à proximité de Tiaret une part importante de son œuvre d'historien, les fameux Prolégomènes, il n'est pas un enfant du pays, mais un écrivain itinérant à l'intérieur du Maghreb.

Avec la conquête française, l'Algérie s'agrège à un nouvel ensemble culturel. Dans la communauté européenne de la colonie se développe, au début du XXe siècle, un courant littéraire algérianiste où se distinguent Robert Randau, Isabelle Eberhardt, Lucienne Favre. Très différente, parce que délibérément universelle, est l'école d'Alger où s'illustrent, à partir du milieu des années 1930, Albert Camus, Emmanuel Roblès, Jules Roy et Jean Pélégri.

Une littérature algérienne d'expression française naît peu de temps après, d'abord marquée par l'écrivain kabyle chrétien Jean Amrouche (l'Éternel Jugurtha, 1946), puis par Mouloud Feraoun (le Fils du pauvre, 1950), Mouloud Mammeri (la Colline oubliée, 1952) et Mohamed Dib (la Grande Maison, 1952).

Ces écrivains ouvrent la voie à une littérature de combat, conduite de front avec la lutte de libération nationale par Kateb Yacine (Nedjma, 1956), Malek Haddad, Assia Djebar, Djamal Amrani, mais aussi par deux poètes d'origine européenne, Anna Greki (Algérie capitale Alger, 1963) et Jean Sénac (Matinale de mon peuple, 1961). Après l'indépendance, la littérature d'expression française se poursuit avec Mourad Bourboune, Rachid Boudjedra, Rabah Belamri, Rachid Mimouni (Tombeza, 1984).



Dans le même temps, la littérature de langue arabe – restée vivante même à l'époque coloniale avec Mohamed Bencheneb, Cheikh Ben Badis, Bachir Ibrahimi – progresse. Le genre romanesque surtout, essayé dans les années 1950 par Reda Houhou, se développe dans les années 1970 avec pour chefs de file Abdelhamid Benhedouga (Vent du sud, 1971) et Tahar Ouettar (l'As, 1974), dont les œuvres sont traduites dans plusieurs langues.



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